Le bonus au basket : ce que le quart-temps remet à zéro

Le bonus au basket est la situation où une équipe a commis assez de fautes dans le quart-temps pour que l'arbitre sanctionne chaque contact suivant par deux lancers francs accordés à l'adversaire. Le seuil est la cinquième faute d'équipe, et le compteur revient à zéro au quart-temps suivant, en FIBA comme en NBA.

En résumé

  • Cinquième faute d'équipe commise dans un quart-temps : l'adversaire passe dans le bonus et tire deux lancers francs, au lieu d'une remise en jeu.
  • Le compteur collectif revient à zéro à chaque quart-temps ; les fautes personnelles du joueur, elles, s'additionnent et l'excluent du terrain à cinq.
  • Fautes technique, antisportive et disqualifiante comptent aussi comme fautes d'équipe sous règlement FIBA ; la technique est exclue du décompte en NBA.
  • Une faute offensive ne donne jamais de tir au panier : l'équipe adverse récupère la possession du ballon, sans qu'un point soit marqué.

Le bonus au basket commence à la cinquième faute d'équipe

Chaque faute sifflée par l'arbitre alimente deux compteurs distincts. Le premier est personnel et suit le joueur du début à la fin du match. Le second est collectif : c'est le total de fautes d'équipe du quart-temps, que la table de marque affiche au bord du terrain.

Les quatre premières fautes d'équipe d'un quart-temps valent une remise en jeu pour l'adversaire. À partir de la cinquième, toute faute défensive donne deux lancers francs au joueur sur lequel le contact physique a eu lieu, où qu'il se trouve sur le terrain et même s'il ne tentait pas un tir. C'est ce basculement qu'on appelle le bonus, ou la pénalité chez les arbitres.

D'où vient l'expression, et ce qu'elle change

L'expression « être dans le bonus » est trompeuse pour qui découvre ce sport : ce n'est pas l'équipe fautive qui gagne quelque chose, c'est son adversaire. Le fonctionnement est le même en FIBA et en NBA, seuls les seuils diffèrent. L'attaque n'a alors plus besoin de construire un tir : elle attaque le panier, provoque le contact et repart avec deux free throws au lieu d'un ballon à remettre en jeu. Un règlement qui modifie le décompte modifie donc la fin de match, exactement comme le passage au super tie-break a changé les derniers jeux au tennis.

Ce qui alimente le compteur, et ce qui n'y entre pas

Sous règlement FIBA, l'article 41 est explicite : faute de joueur, faute technique, faute antisportive et faute disqualifiante comptent toutes comme fautes d'équipe. La NBA se distingue sur un point : chez elle, la faute technique n'est pas comptabilisée dans le total collectif.

Deux cas trompent les spectateurs. Une faute offensive, commise par l'attaquant lui-même, alimente le compteur de son équipe mais n'ouvre jamais de lancers : l'attaque perd la possession, et rien d'autre. Et une violation n'est pas une faute : cette infraction ne fait monter aucun compteur.

Qu'est-ce que le bonus au basket ?
Le bonus désigne le moment où une équipe a dépassé son quota de fautes pour le quart-temps en cours. Chaque faute défensive suivante donne alors deux lancers francs à l'adversaire, là où elle ne coûtait qu'une remise en jeu.
Comment fonctionnent les fautes en bonus ?
Elles sont sanctionnées automatiquement par des tirs depuis la ligne, sans que l'arbitre ait à juger si la faute a été commise sur un tireur. La sanction ne dépend plus de l'action, elle dépend du compteur.

Ce que le quart-temps remet à zéro, et ce qu'il ne remet pas

C'est la confusion la plus tenace. La sirène de fin de quart-temps efface le total collectif : une équipe entrée dans le bonus à la huitième minute repart avec un compteur vierge.

La faute personnelle, elle, s'additionne sur tout le match de basket

Le compteur individuel, lui, ne se remet jamais à zéro. Un joueur qui atteint cinq fautes personnelles sous règlement FIBA quitte définitivement le match de basket ; en NBA la limite est de six. Chaque faute personnelle sifflée contre lui le rapproche de la sortie. Un pivot qui prend deux fautes personnelles dans le premier quart-temps est en danger pour le reste de la rencontre, même si son équipe repart chaque fois de zéro. C'est ce décalage entre les deux compteurs que l'entraîneur arbitre toute la saison.

La prolongation ne se traite pas de la même façon des deux côtés

Sous règlement FIBA, une prolongation est la continuation du quatrième quart-temps : les fautes d'équipe s'y ajoutent à celles déjà commises. Une équipe qui termine le temps réglementaire dans le bonus y reste, et concède des lancers francs dès sa première faute en prolongation. La NBA fait l'inverse et ouvre un compteur neuf, avec trois fautes de marge.

Le même article règle une autre subtilité : les fautes commises pendant un intervalle de jeu, entre deux périodes, sont comptées dans la période qui suit.

FIBA ou NBA : le même mot, deux règlements

La Betclic Élite, l'EuroLeague et la quasi-totalité des compétitions internationales se disputent sous règlement FIBA. La NBA applique le sien, plus permissif sur certains points et plus sévère sur d'autres.

Règle FIBA NBA
Durée d'un quart-temps 10 minutes 12 minutes
Entrée dans le bonus 5e faute d'équipe de la période 5e faute d'équipe de la période
Fin de période aucune règle particulière une seule faute tolérée dans les deux dernières minutes
Prolongation fautes ajoutées au 4e quart-temps compteur neuf, bonus à la 4e faute
Faute technique comptée comme faute d'équipe non comptée dans le total collectif
Sortie du joueur 5 fautes personnelles 6 fautes personnelles

La règle des deux dernières minutes n'existe qu'outre-Atlantique. Une équipe qui aborde la fin d'une période avec moins de quatre fautes ne dispose que d'une faute gratuite dans ces deux minutes ; la suivante envoie automatiquement l'adversaire sur la ligne. Elle vaut toute la saison, en saison régulière comme en playoffs, et le détail figure au règlement officiel de la National Basketball Association, comme le décompte international figure dans les règles officielles de la FIBA.

Quelles sont les règles du bonus en NBA ?
La NBA ouvre le bonus à la cinquième faute d'équipe du quart-temps, comme la FIBA, mais elle ajoute deux exceptions : une seule faute est tolérée dans les deux dernières minutes d'une période, et chaque prolongation repart avec un compteur neuf de trois fautes.

Combien de lancers francs, et dans quels cas

Faute sur un tireur : deux tirs, parfois trois

En dehors du bonus, la sanction dépend de l'action en cours. Une faute commise sur un joueur en action de tir donne deux lancers francs à l'intérieur de la ligne des trois points, et trois au-delà. Si le panier est malgré tout réussi, il compte et le tireur se voit accorder un seul tir supplémentaire. Un contact physique loin du ballon se solde par une remise en jeu tant que l'équipe fautive n'est pas dans le bonus.

Faute technique, antisportive, disqualifiante

Ces trois sanctions sortent du contact ordinaire du sport collectif. La faute technique vise un comportement, d'un joueur ou de l'entraîneur : sous règlement FIBA elle vaut un tir depuis la ligne, puis une remise en jeu pour l'adversaire. La faute antisportive sanctionne un contact physique qui ne cherche pas le ballon, et vaut deux tirs plus la possession. La faute disqualifiante y ajoute l'exclusion du joueur responsable. La NBA parle, elle, de faute flagrante de degré 1 et de degré 2, la seconde entraînant l'expulsion.

Quels types de fautes existent au basket ?
On distingue la faute personnelle, défensive ou offensive, la faute technique liée au comportement, la faute antisportive qui sanctionne un contact illégitime, et la faute disqualifiante qui entraîne l'exclusion. Toutes alimentent le compteur d'équipe sous règlement FIBA.
Quelles sont les conséquences d'une faute ?
Hors bonus, la sanction est une remise en jeu, sauf si la faute est commise sur un tireur. Dans le bonus, elle devient systématiquement deux lancers francs. S'y ajoute, dans tous les cas, une unité au compteur personnel du fautif.

Ce que le bonus change dans le jeu

Un entraîneur regarde le tableau des fautes d'équipe aussi souvent que le chronomètre. Menée à une minute de la fin, une équipe commet une faute pour récupérer la possession : encore faut-il que l'adversaire soit dans le bonus, sans quoi la manoeuvre ne rapporte qu'une remise en jeu. À l'inverse, une équipe qui sait la défense adverse en pénalité attaque le cercle plutôt que de tenter un tir extérieur.

Le temps mort sert à rappeler ce chiffre au groupe, et la rotation aussi : un joueur chargé de fautes est protégé quelques minutes, ce que les compositions annoncées avant la rencontre laissent rarement deviner.

Éviter la faute inutile quand l'équipe est dans le bonus

Les consignes sont constantes : défendre avec les pieds plutôt qu'avec les mains, ne pas suivre le porteur de balle en tendant le bras, et ne pas commettre de faute loin du ballon, sur un écran ou lors d'un pick and roll. Une équipe en pénalité dès la sixième minute offre une dizaine de tirs gratuits à l'adversaire.

Comment le bonus affecte-t-il le jeu ?
Il rend la pénétration vers le panier plus rentable que le tir extérieur, il rallonge les fins de match en multipliant les arrêts, et il oblige la défense à renoncer au contact. Une équipe en pénalité défend plus mollement, faute de pouvoir se permettre le moindre accrochage.
Comment éviter de commettre des fautes ?
En défendant par le placement des appuis plutôt que par les mains, en gardant les bras verticaux lors d'un contact, et en ne se jetant pas sur le porteur de balle après avoir été dépassé. Les fautes loin du ballon, sur les écrans, sont les plus faciles à supprimer.

Faute ou violation : la confusion la plus fréquente du basketball

Une violation est une infraction aux règles du jeu sans contact physique : reprise de dribble, retour en zone, marcher, dépassement des vingt-quatre secondes. Elle se sanctionne par une remise en jeu et n'a aucun effet sur le compteur d'équipe. Aucune violation n'ouvre donc droit au bonus.

Le passage en force relève de la faute : c'est un contact de l'attaquant sur un défenseur correctement placé, donc une faute offensive. Elle fait monter le compteur de son équipe sans jamais donner de tirs à l'adversaire, comme l'écran illégal posé en mouvement.

Ces règles valent pour les joueuses comme pour les joueurs : le règlement FIBA ne connaît aucune variante selon le sexe, et une joueuse sort elle aussi du terrain à sa cinquième faute personnelle. Le basket universitaire nord-américain fait exception avec son one-and-one, où le premier tir réussi conditionne l'obtention du second, une mécanique que ni la FIBA ni la NBA n'emploient.

Derniers articles

Sur le même thème